Pompistes culottées pour pannes de sens

Publié le par Omnibuzz

A l’heure où Total se prend une fessée et que la France n’a plus une goutte, je me suis intéressé à un phénomène inconnu sous nos latitudes qui pourrait sauver la mise des pompistes.
En Amérique du sud, et particulièrement en Argentine, l’automobiliste masculin sait qu’il sera toujours bien accueilli.
Car les enseignes comme Esso, Petrobras, Shell, YPF ou Aspro savent comment l’attirer vers les pompes.

Récemment je suis tombé sur Agoravoxsur une vidéo qui m’a surpris. On y voit en gros plan les fesses (plutôt jolies) d’une jeune femme moulées dans ce qu’on hésite à appeler un pantalon, plutôt un collant, d’un jaune très voyant.
Je n’ai d’abord pas bien compris l’intérêt de cette vidéo quand je me suis aperçu que la jeune femme portait un uniforme de pompiste et qu’elle travaillait dans une station essence.
 
En Argentine, on appelle ces demoiselles des playeras. Comme partout ailleurs leur rôle consiste à distribuer de l’essence, à contrôler les niveaux ou encore à laver les pare-brises. Evidemment leur patron ne les embauchent pas pour ces seules compétences. Il faut donner de sa personne.

Soledad, en charge d’une station service YPF, explique que 90% des clients sont des hommes et qu’il s’agit de les attirer. Les filles sont là pour ça. On ne peut nier que les femmes sont un plus pour les ventes.

Ces filles qui ne se déguisent pas de la sorte par plaisir travaillent huit heures par jour (dehors), six jours par semaine. Leur salaire moyen est de 1400 pesos, jusqu’à 1,900 avec les pourboires.

Les vidéos de playeras font un carton sur le net. Visiblement les clients ne sont pas les seuls à être insensibles à ces beautés sculpturales au cul moulé plus suggestifs que s’ils étaient nus.

Patrick, bloggueur français expatrié en Argentine (Argentine au jour le jour), m’explique qu’à sa connaissance il n’y a pas de marque de carburant qui exige ce genre de tenue.
« Par contre, précise t-il, les plages de stationnement des stations-service sont souvent utilisées pour présenter un produit et dans ce cas des promotrices se chargent de séduire une clientèle potentielle, d’où, vraisemblablement ces vidéos ».

J’en trouve la confirmation ici : « Chez Shell il n’ya aucune politique visant à recruter des hommes ou des femmes pour le poste de playeras. Cette décision est prise par le propriétaire de chaque station. L’employeur est libre de choisir ses collaborateurs. YPF, pour sa part, a fait remarquer qu’il n’y a pas de préférences en matière d’embauche. La diversité de leur sexe, âge, profession et nationalité est notre clé pour attirer les clients. »

Les filles argentines sont-elles plus belles que les Européennes ? On peut se poser la question. Sur le blog de Jérémie je lis que la réputation de ces filles tient au fait, pas forcément usurpée, souligne l’auteur, qu’elles sont « latines, filles de l’immigration italienne et espagnole.
 
Les femmes de ces pays méditerranéens bénéficient en effet d’un ensoleillement par année plus élevé que dans le nord. Elles se dénudent donc plus facilement.
Par conséquent, comme elles montrent plus souvent leur corps, elles en prennent beaucoup plus soin. Ce qui nous gratifie alors de silhouettes beaucoup plus agréables à regarder. Enfin, ces peuples du sud communiquent plus avec leur corps que dans le nord... » L’avis vaut ce qu’il vaut.

Ailleurs le même Jérémie nous donne une indication intéressante sur le comportement des Argentins : « Vous pouvez siffler les filles qui passent, vous retourner pour leur mater le cul, les draguer ouvertement ou faire des commentaires explicites et à voix haute sur certaines parties de leur anatomie, mais il est de votre devoir de galant homme de les laisser passer devant vous pour monter dans le bus, ou de leur réserver le siège qui vient de se libérer lorsque vous êtes dans le métro ».

L’Argentine, pays machiste ? Oh, comme vous y allez... Je lis sur un site anglo-saxon d’un amateur de plastiques féminines que les types qui embauchent ces filles ne le font pas par générosité (ben voyons). Ils savent bien que les playeras sont exposées et que les hommes regardent abusivement leur cul.
 
On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. En France, dans les quartiers branchés, dans les bistrots que désormais l’on appelle des lounges, les vieux garçons de café bougons sont peu à peu remplacés par d’accortes serveuses. Rien à voir ?


Publié dans Insolite

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